Do The Right Thing, Combattre le racisme hors et face caméra

Eleanor Bumpurs, Michael Griffith, Arthur Miller Jr., Edmund Perry, Yvonne Smallwood, Michael Stewart. Ce sont les six victimes afro-américaines tuées à cause des violences policières pour lesquelles Spike Lee a dédié son film Do The Right Thing en 1989. 31 ans après, ce film est toujours d’une actualité brûlante.

Les noms les plus récents ont fait le tour du globe et agité tous les horizons ces derniers mois. En première ligne : George Floyd, mort le 25 mai 2020, tué par un policier blanc après avoir répété seize fois « I can’t breathe. » Cette phrase est maintenant le cri de guerre  des manifestants du monde entier. Chaque pays rappelle ses morts injustifiés, ses injustices, ses bavures policières racistes. En France on s’indigne également de la mort de Lamine Dieng (mort dans un fourgon de police à Paris en 2007), Amadou Koumé (mort dans un commissariat du 10e arrondissement de Paris en 2015), Adama Traoré (tué lors d’une interpellation par des gendarmes à Beaumont-sur-Oise en 2016), et bien d’autres. Le contexte dans lequel surviennent ces manifestations est bien particulier, puisque le monde entier subit encore de plein fouet la pandémie du coronavirus.  Le confinement de deux mois qui en a été la conséquence a par ailleurs renforcé un racisme déjà bien présent, et les bavures policières se sont accumulées en banlieue. En avril 2020, à Villeneuve-la-Garenne, un policier à bord d’une voiture banalisée a ouvert sa portière sur un motard roulant à vive allure. Percuté, le motard en question a souffert d’une fracture de la jambe. L’événement a soulevé de nombreuses protestations dans le pays.

Buggin’Out qui voudrait acheter des pizzas à Mookie mais qui se révolte de voir qu’il n’a que des photos d’italo-américains blancs dans la pizzéria et qu’aucune personnalité noire n’a sa place sur ce mur.  Les tensions montent, chacun désespère d’une vie qu’il n’a pas voulu, des discriminations quotidiennes, de l’ennui de ce quartier mis à l’écart de la société. Le scandale des photos amène au premier affrontement entre Sal, le directeur Italien de la pizzeria,  qui jusque-là essayait d’apaiser les remarques racistes de son fils, et Buggin’Out ainsi que Radio Raheen. La police intervient et tue volontairement Radio Raheen devant la foule qui se révolte en mettant feu à la pizzeria. Des émeutes ont lieu, mais une fois la foule dispersée et les violences passées, une nouvelle journée commence. Il fait toujours aussi chaud et rien n’a changé. Le film s’achève sur deux citations : Malcolm X justifie la violence et Marthin Luther King défend l’inverse . S’ensuit une photo des deux hommes se serrant la main. A nous donc de choisir…

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