Journée mondiale de la mer : notre sélection culturelle

Combat se met à l’heure de la journée mondiale de la mer. Après ce reportage photo et cette interview humanitaire, retrouvez ici nos coups de cœur cinéma et littérature en lien avec le sujet :

Sur vos écrans, des documentaires… :

Méditerrannée, notre mer à tous.

Un reportage de Yann Arthus-Bertrand et Michael Pitiot

Synopsis : Cette mer fermée est le berceau de deux des trois civilisations anciennes (Égypte et Mésopotamie), coeur de trois des quatre religions monothéistes sur Terre (Islam, Christianisme et Judaïsme), véhicule de l’écriture et origine de la plupart des formes de civilisation occidentales et orientales. Le bassin méditerranéen se découvre sous les regards de Yann Arthus-Bertrand et Michael Pitiot. Depuis les nuages, les réalisateurs livrent des images somptueuses.

Chasing Coral

Un film de Jeff Orlowski

Synopsis : Alors que les récifs de corail disparaissent peu-à-peu dans le monde, un groupe de scientifiques et photographes se lancent dans une aventure pour nous faire découvrir les mystères sous-marins.

Au nom de la mer

Un film de Jérôme et Caroline Espla

Synopsis : Ce film est un voyage à la rencontre des femmes et des hommes qui ont décidé de s’engager pour la protection de la Méditerranée. De la frontière italienne à Toulon en passant par l’ile de beauté, en groupes ou bien seuls, femmes et hommes, petits et grands, salariés ou bénévoles, ils s’engagent dans des actions concrètes. Ils sont des anges gardiens, ils sont des protecteurs, ils sont des soigneurs, ils sont des lanceurs d’alerte, ils sont des éducateurs, ils sont des inventeurs, ils sont des amoureux de la nature et de sa biodiversité. Ils sont tous au service de la mer.

Seaspiracy

Un film d’Ali Tabrizi

Synopsis : « Seaspiracy » enquête sur les coulisses de la pêche et comment l’exploitation des océans par les hommes produit des ravages. De la pollution plastique jusqu’à l’esclavage, ce documentaire révèle une corruption à grande échelle contre laquelle se frottent ceux qui défendent la vie marine et qui muselle ceux qui pourraient l’empêcher.

… mais aussi de belles histoires :

Le chant du loup

Un film d’Antonin Baudry

Synopsis : Un jeune homme a le don rare de reconnaître chaque son qu’il entend. A bord d’un sous-marin nucléaire français, tout repose sur lui, l’Oreille d’Or. Réputé infaillible, il commet pourtant une erreur qui met l’équipage en danger de mort. Il veut retrouver la confiance de ses camarades mais sa quête les entraîne dans une situation encore plus dramatique.
Dans le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, ils se retrouvent tous pris au piège d’un engrenage incontrôlable.

Vaiana, la légende du bout du monde

Un film de John Musker et Ron Clements

Synopsis : C’est depuis les îles océaniennes du Pacifique Sud que la jeune Vaiana, en navigatrice émérite, décide d’entamer ses recherches pour retrouver une île aussi mystérieuse que fabuleuse. Au cours de cette traversée au long cours, elle va faire équipe avec son idole, le légendaire demi-dieu Maui.

La colline aux coquelicots 

Un film de Goro Miyasaki

Synopsis : Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer. Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.

Ponyo sur la falaise

Un film de Hayao Miyazaki

Synopsis : Alors qu’il joue sur la plage, le petit Sosuke découvre une petite fille poisson rouge nommée Ponyo, piégée dans un pot de confiture. Sosuke la sauve et décide de la garder avec lui. Le petit garçon lui promet de la protéger et de s’occuper d’elle, mais le père de Ponyo, Fujimoto – un sorcier autrefois humain qui vit tout au fond de la mer – la force à revenir avec lui dans les profondeurs. Bien décidée à devenir humaine, Ponyo s’échappe pour retrouver Sosuke. Mais avant, elle répand l’élixir magique de Fujimoto dans l’océan qui va provoquer des vagues gigantesques et engloutir le village.

NB : oui on a triché, Ponyo, c’est l’océan. Mais on n’a pas pu s’en empêcher…

Et au fil des pages :

Océane

Un livre de Florence Arthaud

Résumé : « La force de la mer m’a souvent impressionnée, mais elle ne m’a jamais fait peur. Sa tendresse m’émeut encore tous les jours. J’ai l’impression qu’elle fait tout pour me rendre heureuse. »
Écrit au seuil des années 1990, le manuscrit d’Océane ne sera jamais publié. Trente ans plus tard, avec l’accord de Marie et Hubert, fille et frère de Florence Arthaud, cette poignante déclaration d’amour à la mer voit enfin le jour, aux éditions Arthaud. Celle qui fut surnommée « la fiancée de l’Atlantique » dévoile l’origine de sa passion pour la voile mais aussi les moments difficiles, en mer, lorsque des accidents l’ont mise en danger ou lui ont fait perdre des proches, et sur Terre, où elle a dû faire face au défi d’être une des seules femmes dans le milieu de la course au large. En contrastes, en lumières, toutes les facettes de la personnalité de Florence Arthaud s’animent à nouveau, grâce à ce texte retrouvé.

Océane

L’histoire de Pi

Un roman de Yann Martel

Résumé : Piscine Molitor Patel, auto-surnommé Pi, n’est pas un débutant en matière d’animaux sauvages. Il est le fils du directeur du zoo de Pondichéry, il connaît la grâce parfois mortelle des plus émérites pensionnaires et fait preuve, comme ses parents et son frère Ravi, de la plus grande des précautions. Mais le destin se joue parfois des apprentissages. Devant les remous politiques qui agitent l’Inde, M. Patel décide de vendre le zoo et de partir pour le Canada. Il emmène avec lui sa famille et quelques grands mammifères pour une traversée de l’océan. Seulement, l’arche de Noé fait naufrage et Pi est le seul membre de la famille à pouvoir grimper sur un canot de sauvetage. Lui et un tigre du Bengale pesant 300 kilos dénommé Richard Parker. Commence alors pour Pi la plus incroyable aventure qui soit… Un roman d’aventure peut-il se suffire à lui-même ? Entendons par-là, l’intrigue est-elle le nerf de la guerre ? À cette réponse, Yann Martel, comme nombre de ses illustres prédécesseurs (Conrad, Stevenson, Dumas…) répond par la négative. À une intrigue incroyable, ennemie jurée du sommeil, Yann Martel associe deux atouts majeurs : une langue claire et poétique aussi performante dans les moments d’action que dans les évocations du passé et une profondeur psychologique qui confère à ses personnages, et plus particulièrement à son héros, une ampleur mythique. Le tout enrobé d’une érudition envoûtante, qui fait de ce livre un roman passionnant et accorde à son auteur, sans hésitation, le titre d’écrivain brillant. L’Histoire de Pi a d’ailleurs obtenu le Man Booker Prize 2002.

In Waves

Une BD d’Aj Dungo

Résumé : La perte d’un être cher et la façon dont on traverse le deuil, en surfant comme on peut la crête d’une grosse vague. Tantôt au-dessus de l’écume, tantôt envahi et fracassé par le poids de l’eau.
Avec beaucoup de finesse et de pudeur, AJ Dungo, immortalise les instants de grâce de sa relation avec Kristen. La légèreté et l’émotion des premières rencontres, la violence du combat contre la maladie, la noblesse de la jeune femme qui se bat avec calme.
Il évoque en parallèle leur passion commune pour le surf, l’océan. Et évite très justement l’écueil du pathos en intercalant dans son récit personnel, un petit précis d’histoire du surf.

Maritima

Un roman de Sigolène Vinson

Résumé : Les flammes des torchères de l’industrie pétrochimique brûlent dans les ciels immenses aux couleurs des peintres, les ocres de la Sainte-Victoire se distinguent au lointain. 
De la fenêtre de son immeuble surplombant l’étang de Berre, Jessica passe ses journées à guetter les poissons, prête à alerter son grand-père Joseph et son vieil acolyte Émile qui tendent leurs filets de pêcheurs d’une rive à l’autre du chenal pour y prendre les bancs de muges. 
La jeune femme pourrait pourtant faire autre chose de ses journées, s’intéresser à Ahmed, son compagnon ingénieur dans les usines voisines, ou à Antoine et Dylan, les singuliers petits-fils d’Émile ; elle pourrait essayer d’aimer Sébastien, son fils de 5 ans, qui parle à peine et détourne rarement son attention de l’écran de son téléphone. 
Les habitants de ce territoire mêlé d’odeurs d’industrie, de mer et d’étang semblent ne vouloir être nulle part ailleurs. Jessica rêve-t-elle d’un autre destin, par-delà l’horizon bouché par les usines, là où s’étend le large ? 
Une année, tout bascule. Tragédie ou accident, rien ne sera plus comme avant.

Les naufragés du Batavia, suivi de Prosper

Deux récits de Simon Leys

Résumé : En 1629, le Batavia, orgueil de la Compagnie hollandaise des Indes orientales, fit naufrage en bordure d’un archipel de corail, à quelque quatre-vingts kilomètres du continent australien.
A peine sauvés de la noyade, les trois cents rescapés tombèrent sous la coupe d’un des leurs, un psychopathe visionnaire, qui, secondé par une poignée de disciples, entreprit méthodiquement de les massacrer.
En son temps cette tragédie du Batavia frappa l’imagination du public, plus encore que ne pourra le faire le naufrage du Titanic au XXe siècle.
Simon Leys, qui a séjourné sur les lieux du drame, a constaté que, paradoxalement, les naufragés auraient fort bien pu y couler  » une existence non dénuée de charme « . Ne pourrait-on voir dans cet aberrant massacre un microcosme des horreurs engendrées à notre époque par les idéologies délirantes qui promettent le Paradis sur terre ?
Le deuxième récit qui complète ce volume relève d’une tout autre inspiration. L’auteur y relate une expérience de jeunesse : embarqué pour la durée d’un été sur un thonier breton – un des derniers voiliers de pêche – il s’est trouvé initié au métier de la mer dont il décrit les usages, les épreuves et les dangers.

Le vieil homme et la mer

Un roman d’Ernest Hemingway

Résumé : À Cuba, le vieux Santiago ne remonte plus grand-chose dans ses filets, à peine de quoi survivre. La chance l’a déserté depuis longtemps. Seul Manolin, un jeune garçon, croit encore en lui. Désespéré, Santiago décide de partir pêcher en pleine mer. Un marlin magnifique et gigantesque mord à l’hameçon. Débute alors le plus âpre des duels… Combat de l’homme et de la nature, roman du courage et de l’espoir, Le vieil homme et la mer est un des plus grands livres de la littérature américaine.

La Mer, la mer

Un roman d’Iris Murdoch

Résumé : Célèbre metteur en scène et acteur britannique, Charles Arrowby, la soixantaine, couvert de femmes, vient de tourner le dos à Londres, à sa vie brillante pour se retirer face à la mer, loin de tout, dans une petite maison isolée sur les rochers. À l’écart des artifices, il s’agit, dans son esprit, d’un retour à la simplicité, à l’innocence perdue, à la solitude. Divers incidents viennent bientôt troubler la sérénité de ses bains quotidiens dans la mer, «son élément naturel», de ses repas de célibataire théoricien et praticien d’un hédonisme culinaire bien à lui, de son observation de la nature. Il guette des phoques et voit un monstre marin ; sa maison semble hantée. Incapable, par nature et par éducation, de supporter l’oisiveté, il entreprend la rédaction de ses Mémoires. Par la force de la nouveauté de sa vie présente, ceux-ci prennent la forme d’un journal entrecoupé de réminiscences. Il se complaît, entre autres, à évoquer ses compagnes avec une bonne misogynie classique d’homme à femmes. On ne rompt pas si facilement avec une existence dans le siècle : la retraite de Charles est bientôt visitée par un certain nombre de personnages de son passé, proche ou lointain…

Histoires de la mer

Un ouvrage de Jacques Attali

Résumé : On ne raconte jamais l’histoire des hommes vue de la mer. Et c’est pourtant là que l’essentiel se joue. C’est en lien avec la mer que se sont faites l’essentiel des innovations ayant bouleversé les sociétés humaines. C’est par la mer que circulent, depuis des millénaires, idées et marchandises. C’est en s’assurant le contrôle des océans que les empires se sont hissés au sommet de leurs ambitions. C’est quand ils perdent le contrôle des mers qu’ils déclinent. À l’avenir, c’est encore par et grâce à la mer que surgiront les plus grandes superpuissances. L’importance de la mer devrait donc s’imposer à nous, d’autant plus qu’on commence à comprendre son rôle écologique fondamental et la gravité des menaces qui risquent de la condamner à brève échéance. Nous devrions tout mettre en œuvre pour la protéger. Pourtant, il n’en est rien. Que peut-on faire? D’abord, raconter l’histoire de la mer depuis les premiers instants de l’univers jusqu’à après-demain, prendre conscience de son rôle dans la perpétuation de la vie et dans l’histoire de l’humanité. De ne plus être à son égard dans une attitude de consommateur, mais de partenaire, respectueux et émerveillé. 

Histoires de la mer

Et le classique par excellence :

Les travailleurs de la mer

Un texte de Victor Hugo

Résumé par Céline Darner : C’est à la fois un conte et un drame héroïque, l’histoire de Gilliat, pêcheur solitaire, amoureux d’une belle jeune femme, qui pour elle s’en va braver l’océan. Propriétaire d’un bateau à vapeur qui vient de subir un naufrage, un vieil armateur a en effet promis la main de sa nièce à celui qui ira puiser au fond de l’eau les formidables et nouvelles machines encore intactes. C’est contre vents et marées, contre les obstacles naturels et sous le regard malveillant d’autres travailleurs de la mer que Gilliat parvient à son but. Son exploit se révélera vain et sa fin tragique, assistant à la fuite de sa promise avec celui qui était son amant. Publié en 1866, tout juste après les Chansons des rues et des bois, dont il est en partie marqué par le naturalisme, Les Travailleurs de la mer propose une autre lecture des thèmes hugoliens, cellle de la conquête des machines par l’homme moderne. Roman d’amour, roman maritime et « industriel », il donne surtout à Hugo l’occasion d’explorer son imaginaire, de forcer sur le lyrisme imposé par la grandeur de la nature.

Psssst : sinon, on voudrait pas vous la mettre en tête pour le reste de la journée mais… on finit en musique?

Une sélection de Mathilde Trocellier, Camille Buonanno, Solène Robin, Elena Vedere, Marius Matty et Charlotte Meyer

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