Nou/viel an

Lors du nouvel an, on se regroupe, on teuf, on bamboche (c’est aujourd’hui clandestin), on embrasse, on embarasse (l’oncle fasciste ou macroniste car les deux sont conjoints mais font chambre à part ce n’est pas un mythe), on gage, on tripote (Larousse dit : Faire des opérations plus ou moins propres, exemple : Des hommes d’affaires qui tripotent dans les coulisses), on se rabiboche, on se repent (mais de quoi, quoi ?), on boit, bref on rembobine. Et on recommence. Mais la bobine, j’entends, elle est fêlée.

Contexte : le nouvel an est permanence, rémanence. Je me permets, en cet état de fait, d’en discuter à mon aise – et on en voudra pas à la poésie de ne pas s’en tenir aux opérations temporelles, temporaires.

Tout commencement est un rond-point :
L’univers qui se déplace s’apparente aux valses
des verres-couverts de l’estaminet à la grise mine, serveureuses allégoriques d’une mutation chrono-spatiale
fantasmagorie alcolisée-droguée par les fantassins inânimés

Un crucifix policier
baptise chaque année les unités du spectrum
des voeux-écrans des ex-votos ataviques
Je-veux ne défient plus
rien défile dans la courroie
du toujours même
éternel-retour transcrit
en absence le pareil
ultra-présent

C’est à n’en plus distinguer
le jour de la nuit
Les étoiles des métropoles
métronomisent les visages pâles
On se couche la misère
sous nos draps on découche
les rêves drappés de cauchemars

Regardez-la : elle me sussure ses voeux
Regardez-là : des prières d’adieu
Regardez-moi : j’avais pris les pieux
Regardez-nous : dans les mains nous les avons crevés nos yeux !

dérèglement du plus-jamais-toujours-plus

– – – bip sonore
car l’année est surannée
que le nouveau surarmé
ne vaut plus rien qu’il a introduit
sa puce électrique son ancienne
règle d’or ferme les iniques écluses !

assouplissement du plus-jamais-toujours-plus

Le soir nos peaux grattent
pour ne prouver plus rien que l’exsangue vie Vie
Leurs peaux scélérates
ont tout réduit à l’envie évident

XIXe. Métal-acier-cristal = royal-modernité-colonial.
XXe. le Rouge → rouille.
XXIe. résolutions = révolutions.
XX(y). 31X/01X (source : GIEC).

Où est le présent réponse : dans les traits dispersés des corps sur le mode du passé/cercles
Où est l’ordre réponse : dans les tâches foncées sur le frontispice des coeurs
Où est le futur réponse : on dira que no future que physique quantique que entre autres Maïakovski mais il faut dire : corps fluides sur caméras fluides sur lois fluides imperméables aux fuites
Tous s’incorporent en demandant pardon quand même aux bocaux soporifiques

interruption

La retraite ne se prendra pas iels se penderont
déjà comme des couleuvres se répandent les chants sépulcraux
dans les cortèges-de-la-colère/sauve-qui-peut
Maintenant, Qui Peut ? après les tempêtes faut-il attendre la pluie
Des dunes de sable des lunes de fable sont pour demain
Le texto de bonne-année ne se regarde pas il faut nous regarder.

répression

Le temps nous frappe le corps car nos poignets sont tournés
vers le ciel
ici je vous parle sous terre où
l’air de rien tout
s’y désagrège

COMME SI ON ALLAIT SE METTRE À AIMER.

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